The Binding of Isaac

Publié le par W.FAURE


The Binding of Isaac

Abreuvée de shows TV religieux comme seule l’Amérique sait en produire, la maman d’Isaac entend des voix : elle doit sacrifier son fils pour s’assurer les bonnes grâces du seigneur. Apeuré, le petit se réfugie dans la cave et descend dans les bas-fonds des enfers pour tenter de survivre, mais aussi pour affronter sa folle de mère. Ce pitch, inspiré de l’anecdote du sacrifice d’Isaac dans l’Ancien Testament, est une satire légère et drôle que le style graphique « naïf » du jeu accompagne à merveille.

 

The Binding of Isaac
A la manière des trublions d’Happy Tree Friends, The Binding of Isaac ose sans problème le mélange dessin animé et gerbes de sang. Un style particulièrement adapté pour un jeu d’action vu de trois-quarts à la mécanique simplissime : il s’agit de déplacer Isaac et de tirer (des larmes) dans quatre directions au sein de donjons générés aléatoirement. La parenté avec ceux des épisodes Nes de Zelda est ici assez évidente (sans parler des cœurs de vie…), puisqu’il s’agit de rectangles aux dimensions fixes, seul l’ordonnancement de leur intérieur venant varier les situations.

Chaque étage contient une salle du trône comprenant un objet spécial, un magasin, une pièce secrète et un boss, tandis que la plupart des autres pièces sont gardées par des monstres, eux aussi placés aléatoirement. L’objectif d’Isaac est donc de descendre d’étage en étage pour atteindre le sixième et dernier sous-sol et affronter le boss final. Battre sa propre mère ne sera ceci-dit pas possible sans une bonne gestion de son personnage, et surtout sans beaucoup de chance.

The Binding of Isaac
En effet, inutile de songer à terminer le jeu sans avoir une bonne combinaison d’objets. De différents types, ils offrent à Isaac diverses transformations physiques et psychologiques lui permettant d’être plus fort, temporairement ou de manière permanente : tirer plus loin, troquer ses larmes contre un rayon laser, devenir hyper rapide voire lui offrir miraculeusement une seconde chance en cas de mort. Car dans la plus pure tradition des jeux tellement difficiles que t’en chiales, The Binding of Isaac ne vous offre qu’une seule vie pour arriver à vos fins.

The Binding of Isaac
De fait, on progresse à tâtons lors des premières parties, le temps de comprendre l’intérêt de tel ou tel objet ou d’une arme spéciale par rapport à une autre. Le nombre d’items différents étant assez énorme, la chance jouera nécessairement un grand rôle dans la réussite (mais surtout dans l’échec) de votre mission. Parce qu’avec un nombre limité de pièces (pour acheter des objets), de bombes (pour détruire le décor et les ennemis) et de clés (pour ouvrir les portes fermées), chaque partie offrira sa part de casse-tête : tantôt en manque de vie (on démarre avec trois cœurs, jauge extensible jusqu’à six), tantôt sans aucune amélioration d’état, on pestera bien souvent contre un hasard qui ne fait jamais tout à fait bien les choses. Et on recommencera le jeu de zéro.

The Binding of Isaac
The Binding of Isaac
The Binding of Isaac
Des tas de monstres, de clin d'oeils rigolos et d'options annexes


Evidemment, les différents ennemis ne seront pas là pour vous faciliter la tâche : qu’ils vous balancent des trucs dans la face, vous coursent sans relâche voire vous fuient comme des pleutres, chaque vilain aura sa propre façon de vous résister, le bestiaire étant suffisamment varié et barré pour renouveler le plaisir. L’aspect aléatoire de chaque partie rend l’ensemble absolument imparable, quoique passablement déséquilibré. On enchaine les game over jusqu’à terminer le jeu une première fois, se disant que ça y est, ce petit jeu à moins de cinq euros ne nous a pas résisté. Malheureux, ce ne sera que le début de l’aventure The Binding of Isaac, qui dispose de plus de dix fins différentes, permettant de débloquer de nouveaux personnages et boss de fins. Bon courage…

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