Borderlands 2
Vous n'en n'avez pas terminé avec Pandora ! Après le carton plein réalisé par Bordelands, Gearbox revient à la charge avec une suite que le studio présente d'emblée comme un véritable nouveau volet et pas une simple version 1.5. OK, voyons ça.
Si on leur doit le rafistolage peu convaincant des pièces éparses de Duke Nukem Forever, ne perdons pas de vue que Gearbox nous a aussi offert cet OVNI qu'est Borderlands, un FPS ouvert dans un monde fait de bric et de brac. De retour sur la planète poubelle Pandora, le joueur s'y retrouve, dans cette démo, paumé au milieu d'une zone arctique qui nous change du désert du premier épisode. On y fera rapidement la connaissance des Bullmongs, de grosses bêtes fort agressive, à mi-chemin entre le crapaud et le Yeti, qui s'amusent comme des folles à vous balancer tout ce qu'elles peuvent attraper, du rocher à la carcasse de bagnole. Comme le hasard fait souvent bien les choses dans le jeu vidéo, le joueur déniche rapidement l'une des nombreuses nouvelles armes du jeu, qui en compte toujours des trifoulliards : le Tediore. La particularité de ce joujou, c'est qu'il ne se recharge pas, il respawne. Une fois les munitions épuisées, on balance le flingue comme une arme de jet, son impact sur la cible pouvant varier si on laisse quelques balles dans le chargeur. On découvrira peu après le Bandit rifle, une arme confectionnée par les bandits donc, ce qui se voit assez clairement à son aspect « fait maison ». Certes, il est moche et on dirait qu'il va nous péter à la tronche, mais ses chargeur embarquent 72 balles. Sachez par ailleurs que les armes de cette suite devraient offrir des sensations plus différentiées les unes par rapport aux autres.

J'en connais qui vont connaître leur premier saut de l'ange !
Dans la suite de la démo, on a justement l'occasion de s'en servir sur les bandits en question et ainsi de commencer à découvrir les nouveaux comportements de l'intelligence artificielle, l'un des points que Gearbox souhaitait grandement améliorer dans Borderlands 2. Las de foncer bêtement vers vous pour se faire descendre, la plupart des ennemis adoptent à présent diverses attitudes. On les verra ainsi faire des pas de côté ou se jeter derrière une couverture. Blessés mais toujours combattifs, ils porteront leur mains là ou vous les avez touché et traîneront la patte pour éviter la mort. Et bien évidemment, ils n'hésiteront pas à appeler des renforts. Et l'IA n'est pas, loin s'en faut, la seule chose que le studio souhaite voir changer.

Une telle posture ne peut être que celle d'un grand homme.
Les véhicules eux aussi voient leur comportement gagner en crédibilité (mais certainement pas en réalisme). Celui aperçu ici, une sorte de Humvee bricolé une fois encore par les Bandits, illustrait bien la chose. Plus question de buter bêtement contre le moindre cailloux, cette fois, les engins motorisés roulent sur les obstacles qu'ils sont capables de franchir et la conduite a gagné en fluidité. Ce souci du détail et de la crédibilité, on le retrouve d'ailleurs dans l'environnement du jeu qui se veut bien plus vivant que dans le premier épisode comme on a pu le constater quelques kilomètres plus loin, dans un décor un peu moins glacial. Il se passe des choses, ça s'agite et surtout, on ne tombe plus sur un personnage qui semble n'avoir qu'un seul et unique ut dans la vie : nous attendre. Il y a plus de vie dans Borderlands 2 et il y a aussi plus de choses à explorer. Faisant l'impasse sur les skybox, les textures faisant office d'horizon, Borderlands 2 offre une distance d'affichage impressionnante et on nous promet que tout ce que l'on voit au loin depuis une falaise existe et est accessible. Un point que l'on vérifiera à l'occasion puisque pour l'heure, il est temps de parler coop et suite de la démo.

C'est pas la taille qui compte !
La suite, c'est un assaut joué en coop, un mode qui sera rendu plus accessible en supprimant l'obligation faite aux joueurs d'être en parfaite synchronisation dans leur progression. Cette attaque massive, durant laquelle on aura pour but de libérer notre pote Roland d'une cage sur réacteur en mouvement constant, nous donne un nouvel aperçu des ennemis de Borderlands 2. Avec notamment des robots ayant tendance à se changer en kamikaze lorsqu'ils se savent condamnés. Du genre à vous foncer dessus pour vous exploser au pif. On y fera également connaissance avec un Badass Gun Loader, un robot aimant se faire escorter par deux autres engins ailés régénérant leur maître en permanence et arborant un bouclier vous renvoyant vos propres balles. Il faudra donc être malin pour se débarrasser de ce trio de l'enfer. Mais le must du must ici reste le Nomad Torturer, un type particulièrement frappé ayant enchaîné un nain à son bouclier. Si vous parvenez à libérer ce prisonnier en tirant sur les chaînes, après avoir crié sa joie, il se chargera de vous donner un coup de mains pour liquider son bourreau... A moins qu'il ne finisse ses jours broyé contre un mur. Borderlands reste Borderlands. D'ailleurs, on se fera même attaquer par des robots envoyés en direct depuis la lune de Pandora. De là à penser que l'on aura l'occasion de la visiter. Pour y débusquer le grand méchant de ce volet.. Enfin, pour conclure, vous serez peut-être, ou pas, heureux d'apprendre que le système de compétences du jeu a été simplifié, non pas qu'ils soit moins riche mais il jouit d'une interface un peu plus claire, plus intuitive pour reprendre les termes de Gearbox qui souhaite plus que jamais accueillir les joueurs peu coutumiers des empruntant au RPG et que l'expression level up effraie un peu.